Genevard accuse la grande distribution de "chantage mortifère" contre l'agroalimentaire

5 godzin temu
La ministre de l'Agriculture accuse la grande distribution de chantage (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a accusé lundi la grande distribution de mener un «chantage mortifère» contre les industriels de l'agroalimentaire. Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc, a répliqué que les propos de la ministre n'étaient «pas les bons mots» et qu'elle défendait sa «corporation». Le conflit éclate en pleine période de négociations commerciales annuelles, qui se déroulent du 1er décembre au 1er mars.

Annie Genevard a déclaré dans un entretien que «les exigences de la grande distribution, en termes de tarifs, sont incompatibles avec les demandes des industriels». La ministre a précisé : «Elle ne discute pas de leurs éventuelles hausses de prix, dans l'immense majorité des cas liées à des hausses de coûts, et elle veut imposer ses baisses de tarifs.»

La ministre a dénoncé des menaces de déréférencement de marques. «Certaines enseignes menacent de déréférencer certaines marques faute d'accord. J'estime que c'est un chantage mortifère pour l'agroalimentaire», a-t-elle affirmé.

Michel-Edouard Leclerc a contre-attaqué en estimant que les propos de la ministre «ne peuvent ętre que pour la corporation qu'elle défend». Il a reproché aux fabricants un manque de transparence : «Le grand reproche qu'on peut faire dans ces négociations-là, c'est qu'il n'y a pas vraiment de transparence de la part des grandes multinationales.» Leclerc a annoncé que «à la fin du mois [...] vous verrez [...] que des industriels se distribueront des dividendes».

Le responsable d'E.Leclerc a renversé l'accusation de déréférencement. «À l'occurrence à l'heure actuelle, ce sont les industriels qui ne nous livrent pas», a-t-il affirmé, citant le chocolatier suisse Lindt comme exemple. Il a souligné la pression exercée par les consommateurs : «Et derrière, il y a nous, distributeurs, et on a le consommateur qui dit +s'il vous plaît, n'augmentez pas trop+ donc chacun est dans son rôle.»

Tensions autour des négociations

Le conflit illustre les tensions qui marquent chaque année les négociations commerciales. Les fabricants réclament des hausses de prix pour compenser leurs coûts, tandis que les distributeurs exigent des baisses tarifaires. Selon la ministre, le secteur agricole a «l'impression que, en aval, industriels et distributeurs empęchent d'augmenter les rémunérations».

Michel-Edouard Leclerc sera prochainement auditionné par la commission d'enquęte du Sénat sur les marges commerciales. La date de cette audition n'est pas encore connue. Leclerc a précisé qu'il n'était personnellement pas impliqué dans les négociations commerciales.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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